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L’état des sites web des PME au Canada 2026

Ce que donnent 57 897 pages d’accueil de PME canadiennes quand un téléphone les charge : la vitesse, les bris, la visibilité et la joignabilité. Mesuré avec l’outil de Google lui-même en août 2026.

échantillon
146 074 fiches d’entreprises canadiennes
audité
57 897 pages d’accueil, 8–30 août 2026
instrument
Google PageSpeed Insights, mobile
par
FutureSource, Montréal
8,2 s
affichage médian du contenu principal, mobile
6,4 %
des sites atteignent le seuil de 2,5 s de Google
61
score de performance mobile médian
23,0 %
sont sous 50, la bande « médiocre »

Constats principaux

  1. La page d’accueil médiane d’une PME canadienne met 8,2 secondes à afficher son contenu principal sur un téléphone simulé. Le seuil « bon » de Google est de 2,5 secondes. 6,4 % des sites l’atteignent.
  2. Un site sur douze se situe dans la bande verte de Google pour la performance mobile (8,1 % à 90 ou plus). Près d’un sur quatre (23,0 %) obtient moins de 50, la bande que Google qualifie de médiocre.
  3. Un « site web » listé sur cinq est une page Facebook. Sur 85 714 entreprises qui indiquent une adresse web, 18,3 % pointent vers une page d’annuaire ou de plateforme, et 98 % de celles-ci sont sur Facebook.
  4. Une adresse listée sur huit est hors service. 13,0 % des adresses publiées par les entreprises ne mènent plus à rien.
  5. Les bases du référencement tiennent la route ; c’est la vitesse qui manque. Le score SEO médian est de 92 et 37 % des sites obtiennent 100. Mais 14 % n’ont aucune méta-description, 6,5 % n’ont toujours pas de HTTPS et 5,1 % ne sont pas conçus pour un téléphone.
  6. Les mêmes cinq problèmes reviennent partout. Près de la moitié des pages d’accueil échouent sur le chargement en chaîne des ressources, l’affichage tardif du contenu principal, le premier affichage lent, l’interactivité tardive et l’absence de mise en cache. Les cinq se corrigent sans refonte.
  7. Toutes les provinces se ressemblent. Les scores médians vont de 59 à 62 dans les dix. Le Québec, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve comptent le moins de sites médiocres ; l’Alberta et l’Île-du-Prince-Édouard, le plus.
  8. Les électriciens ont des sites plus rapides que les courtiers immobiliers. Score médian de 65 contre 54. Les secteurs qui vendent par l’image le paient en temps de chargement : restaurants et photographes affichent une médiane près de dix secondes.
  9. Quatre sites sur dix ne lient aucun profil social et un sur trois ne publie aucune adresse courriel. Quand une adresse est publiée, plus de la moitié est une boîte générique.

On répète à chaque petite entreprise canadienne qu’elle a besoin d’un site web. On lui dit rarement ce que le sien vaut. Ce rapport tente d’y répondre à grande échelle : pas pour une entreprise, mais pour des dizaines de milliers à la fois, avec le même test gratuit que Google offre à quiconque saisit une adresse.

L’échantillon est vaste et ordinaire. Il provient de fiches d’entreprises publiques réparties sur environ quatre-vingts secteurs du quotidien : dentistes et électriciens, comptables et salons de coiffure, plombiers, garderies, cabinets d’avocats, restaurants. Ce ne sont pas des entreprises technologiques. Ce sont celles dont le site existe pour faire sonner le téléphone, et le rapport pose sur chacune une question simple : quand un client l’ouvre sur son téléphone, que se passe-t-il ?

La réponse courte : il attend. La réponse longue occupe les onze chapitres qui suivent, tous construits à partir des mêmes 57 897 pages d’accueil auditées, découpées par province, par ville et par secteur. La méthodologie et ses limites sont au bas de la page. Rien ici n’identifie une entreprise en particulier, et rien ne le fera.

CHAPITRE 01

L’entreprise a-t-elle seulement un site web ?

Avant la vitesse vient l’existence. Sur 146 074 fiches d’entreprises canadiennes examinées, quatre sur dix n’indiquent aucune adresse web. Parmi celles qui en donnent une, un tiers des « sites » sont soit la page de quelqu’un d’autre, soit plus rien du tout.

Ce qu’un « site web » listé se révèle être
85 714 fiches canadiennes indiquant une adresse web
Source : FutureSource, PageSpeed Insights mobile, août 2026. 98 % des pages d’annuaire canadiennes sont facebook.com.
Tableau
CatégorieNombrePart
Le site de l’entreprise56 76466,2 %
Une page Facebook ou de plateforme15 66818,3 %
Hors service — ne répond plus11 13913,0 %
Non classée2 1432,5 %

La fiche est le premier endroit où un client cherche une entreprise, et le champ « site web » y est la porte d’entrée. Pour 60 360 des entreprises de cet échantillon, ce champ est vide — 41,3 %. Le chiffre est un plafond plutôt qu’un décompte, puisqu’une entreprise peut posséder un site que sa fiche ne mentionne pas, mais le plafond est haut, et il correspond à ce que le téléphone de n’importe quel entrepreneur en services vous dira sur la façon dont ses clients le trouvent réellement.

Le constat le plus surprenant concerne les adresses qui sont bel et bien remplies. Sur les 85 714 entreprises qui listent un site, 15 668 (18,3 %) pointent vers une page qui ne leur appartient pas : une fiche d’annuaire, un profil de place de marché, une plateforme de réservation ou une page sociale. Au Canada, il s’agit presque exclusivement d’une seule chose. 98 % de ces adresses sont des pages Facebook. Pour une PME canadienne sur cinq, « notre site web » veut dire une page Facebook, avec tout ce que cela suppose sur la propriété, la découvrabilité et ce qui arrive le jour où la plateforme change ses règles.

S’ajoutent 11 139 adresses (13,0 %) hors service. Le domaine est échu, l’hébergeur a disparu, ou l’adresse n’a jamais fonctionné. Ce sont des entreprises qui ont payé un site un jour, en ont inscrit l’adresse sur leur fiche, et envoient aujourd’hui chaque client qui clique vers une page d’erreur. La plupart l’ignorent.

Une entreprise canadienne sur huit qui affiche un site web envoie ses clients vers une page qui n’existe plus.
CHAPITRE 02

Le portrait de la vitesse mobile

Google note une page de 0 à 100 et la colore en rouge, orange ou vert. La page d’accueil médiane d’une PME canadienne obtient 61 : orange. Moins d’une sur douze atteint le vert. Près d’une sur quatre est rouge.

Distribution des scores de performance mobile
57 897 pages d’accueil, part des sites par tranche de dix points
Source : FutureSource, PageSpeed Insights mobile, août 2026. Bandes de Google : 0-49 médiocre, 50-89 à améliorer, 90-100 bon.
Tableau
TrancheSitesPart
0–91280,2 %
10–196121,1 %
20–291 3452,3 %
30–394 1277,1 %
40–497 12912,3 %
50–5913 86824,0 %
60–6914 60125,2 %
70–797 42612,8 %
80–893 9716,9 %
90–993 1245,4 %
1001 5662,7 %

Le score de performance est un composite. Lighthouse, le moteur derrière PageSpeed Insights, charge la page sur un téléphone Android de milieu de gamme simulé, sur une connexion mobile bridée, mesure le moment où les éléments apparaissent et celui où la page répond au toucher, puis fond le tout en un seul chiffre. C’est le chiffre qu’un propriétaire d’entreprise voit en premier lorsqu’il teste son propre site, et c’est celui que rapporte ce chapitre.

La distribution est étroite. La moitié des sites obtiennent entre 51 et 71, et les deux tranches les plus peuplées — 50-59 et 60-69 — en rassemblent à elles seules près de la moitié. Les extrémités ne sont pas symétriques. La bande verte au-dessus de 90 contient 8,1 % des sites, et seulement 2,7 % obtiennent 100. La bande rouge sous 50 en contient 23,0 %, près de trois fois plus, avec une longue traîne de 3,6 % sous la barre des 30 — ce qui, sur un téléphone, décrit une page inutilisable avant que le visiteur n’abandonne.

Deux mesures combinées méritent d’être retenues. Un site qui obtient à la fois 90 ou plus et affiche son contenu principal sous le seuil de 2,5 secondes fait tout correctement : 5,8 % des sites de PME canadiennes y arrivent, environ un sur dix-sept. À l’autre bout, 22,9 % cumulent un score sous 50 et plus de quatre secondes avant l’affichage du contenu principal. C’est le groupe pour qui le site web est, sur un téléphone, un obstacle à l’entreprise plutôt qu’une porte d’entrée.

Pour chaque PME canadienne dotée d’un site mobile rapide, trois en ont un que Google juge médiocre.
CHAPITRE 03

La page d’accueil de huit secondes

Le score est un résumé. Le Largest Contentful Paint — l’affichage du plus grand contenu — est ce que le visiteur ressent : le temps qu’il faut pour que le plus gros élément à l’écran, en général un titre ou une photo principale, apparaisse. Sur le téléphone simulé qu’utilise Google, la page d’accueil médiane d’une PME canadienne met 8,2 secondes. Un quart dépassent 13,7.

Temps avant l’affichage du contenu principal
Part cumulative des 57 897 sites selon le Largest Contentful Paint
Source : FutureSource, PageSpeed Insights mobile, août 2026. Les points sont des centiles mesurés ; la ligne entre eux est interpolée.
Tableau
SeuilPart des sites à ce seuil ou moins
2,5 s6,4 %
4,0 s17,4 %
5,0 s25,0 %
6,0 s33,9 %
8,2 s50,0 %
13,7 s75,0 %
20,6 s90,0 %

Google indique qu’un bon Largest Contentful Paint est de 2,5 secondes ou moins, que 2,5 à 4 secondes est à améliorer, et qu’au-delà de 4 secondes le résultat est médiocre. Selon ces bandes, les sites de PME canadiennes ne s’étalent pas sur le spectre : ils s’empilent du côté lent. 6,4 % sont bons. 11,0 % sont à améliorer. 82,6 % sont médiocres, et les deux tiers de tous les sites — 66,1 % — dépassent six secondes, soit le moment où le visiteur dans l’autobus est déjà passé au résultat suivant.

La forme de la courbe est le constat. Elle monte lentement pendant les quatre premières secondes, là où Google voudrait voir tous les sites, puis grimpe régulièrement pendant seize de plus. Il n’y a ni décrochage ni peloton de bons sites : la population glisse simplement de lent à plus lent, un dixième dépassant les vingt secondes.

Les deux tiers des pages d’accueil de PME canadiennes mettent plus de six secondes à afficher leur contenu principal sur un téléphone. Le seuil de Google est de deux secondes et demie.
CHAPITRE 04

Ce qui cloche vraiment

Une page lente est un symptôme. Lighthouse consigne aussi le pourquoi, sous forme de liste de vérifications échouées, et sur 57 897 pages d’accueil cette liste est monotone : la même poignée de problèmes touche près de la moitié des sites. Aucun n’exige une refonte.

Les vérifications échouées les plus courantes
Part des 57 897 pages d’accueil échouant chaque vérification, seize premières
Source : FutureSource, PageSpeed Insights mobile, août 2026. Jusqu’à dix vérifications échouées consignées par site.
Tableau
LighthouseEn clairSitesPart
Network dependency treeLes ressources se chargent en chaîne plutôt qu’en parallèle28 19648,7 %
Largest Contentful PaintLe contenu principal tarde à s’afficher27 13046,9 %
First Contentful PaintRien ne s’affiche pendant trop longtemps25 66944,3 %
Time to InteractiveLa page semble prête avant de répondre au toucher25 24043,6 %
Use efficient cache lifetimesLe visiteur qui revient retélécharge tout24 50642,3 %
Reduce unused JavaScriptDu code livré que la page n’exécute jamais24 28942,0 %
Improve image deliveryImages trop grandes ou dans de vieux formats23 32540,3 %
Render-blocking requestsScripts et styles gardent la page blanche23 11139,9 %
Speed IndexLa page se remplit lentement22 61939,1 %
Reduce unused CSSDes styles livrés pour des éléments absents21 52637,2 %
LCP request discoveryL’image principale est trouvée trop tard16 93829,3 %
Font displayLe texte reste invisible en attendant la police15 01225,9 %
Forced reflowLes scripts forcent la page à se remettre en page14 04124,3 %
Legacy JavaScriptDu code écrit pour des navigateurs obsolètes13 96124,1 %
Image elements lack width and heightLa mise en page saute pendant le chargement13 46023,2 %
Avoid multiple page redirectsL’adresse rebondit avant l’affichage11 05219,1 %

L’audit consigne jusqu’à dix vérifications échouées par page d’accueil, celles que Lighthouse juge les plus significatives. 99 % des sites en cumulent au moins cinq. Le haut du tableau est dominé par la mécanique de chargement plutôt que par le contenu : des ressources qui se chargent l’une après l’autre au lieu d’être parallèles, un contenu principal qui s’affiche tard, des pages qui semblent prêtes avant de répondre, et des serveurs qui demandent au navigateur de tout retélécharger à chaque visite.

Trois éléments ressortent. D’abord les images : 40,3 % des sites livrent des images plus grandes que l’écran qui les affiche, ou dans des formats vieux d’une décennie, et 23,2 % n’indiquent pas au navigateur la taille à réserver, si bien que la page sautille pendant le chargement. Ensuite la mise en cache : 42,3 % obligent le client qui revient à retélécharger toute la page, alors qu’il s’agit d’un réglage serveur d’une ligne. Enfin le code inutilisé : 42,0 % livrent du JavaScript qui ne s’exécute jamais et 37,2 % des styles pour des éléments absents — presque toujours le résidu d’un thème ou d’un constructeur de pages qui inclut tout au cas où.

Ce qui ne figure pas dans la liste est tout aussi révélateur. Les pages trop lourdes — la vérification « charge réseau excessive » — ne touchent que 19,0 % des sites. Le problème est rarement qu’un site en contient trop. Le problème est l’ordre et la manière dont une quantité ordinaire est livrée, et c’est précisément la catégorie de problème que celui qui a construit le site peut régler en un après-midi.

Les cinq problèmes les plus courants sur les sites de PME canadiennes se corrigent tous par celui qui a construit le site, sans toucher à un mot ni à une image.
CHAPITRE 05

Les bases pour être trouvé

Voici le chapitre qui contredit les attentes. Lighthouse évalue aussi les bases de la préparation au référencement, et les PME canadiennes s’en tirent bien. Le score SEO médian est de 92 ; les trois quarts obtiennent 90 ou plus, et 37 % obtiennent 100. Les échecs qui restent sont les plus gênants.

Où les bases échouent encore
Part des 57 897 pages d’accueil échouant chaque vérification de base
Source : FutureSource, PageSpeed Insights mobile, août 2026.
Tableau
VérificationSitesPart
Aucune méta-description8 24714,2 %
Liens sans texte descriptif6 40311,1 %
Images sans texte alternatif4 9818,6 %
Aucun HTTPS3 7686,5 %
Liens que les moteurs ne peuvent suivre3 5636,2 %
Aucune fenêtre d’affichage mobile2 9615,1 %
robots.txt invalide1 5782,7 %
Aucune balise de titre6921,2 %

Ces vérifications ne portent pas sur le classement. Elles testent si une page est explorable et se décrit elle-même : un titre, une méta-description, un texte de lien lisible, un texte alternatif sur les images, un fichier robots valide, une fenêtre d’affichage mobile, le HTTPS. Ce sont des choses qu’un constructeur de pages fait par défaut en 2026, et les scores le reflètent — seulement 8,6 % des sites obtiennent moins de 80.

Deux échecs méritent chacun une phrase. L’absence de HTTPS sur 6,5 % des sites signifie qu’en 2026, environ 3 800 PME canadiennes du seul présent échantillon exploitent un site que tous les navigateurs marquent « Non sécurisé » dans la barre d’adresse — la première chose que voit le client, avant même l’entreprise. Et l’absence de fenêtre d’affichage mobile sur 5,1 % signifie que la page n’est pas conçue pour un téléphone : elle s’affiche comme une page d’ordinateur rétrécie, avec un texte illisible. Pour ces sites, les chiffres de vitesse des chapitres précédents sont presque hors sujet.

Au total, les bases du référencement sont la bonne nouvelle de ce rapport, et le rapport le dit franchement, parce que c’est ce qui rend les chiffres de vitesse crédibles. La PME canadienne a, dans l’ensemble, fait ce qu’on lui a dit de faire pour être trouvée. Ce qu’on ne lui a pas dit, c’est qu’être trouvée vaut peu si la page met ensuite huit secondes à arriver.

En 2026, un site de PME canadienne sur quinze n’a toujours pas de HTTPS, et un sur vingt n’est pas conçu pour un téléphone.
CHAPITRE 06

Province par province

L’histoire provinciale, c’est qu’il n’y en a pas. Le score médian de chaque province se situe entre 59 et 62, et la part de sites médiocres va du cinquième au quart. La qualité d’un site ne suit pas la carte ; elle suit celui qui l’a construit.

Part des sites jugés médiocres, par province
Score de performance mobile sous 50 ; provinces comptant au moins 200 sites audités
Source : FutureSource, PageSpeed Insights mobile, août 2026. Territoires exclus, échantillon insuffisant.
Tableau
ProvinceSitesScore médianMédiocresLCP bonLCP médian
Ontario18 1916123,2 %6,8 %8,0 s
Québec11 5896220,8 %6,9 %8,0 s
Colombie-Britannique8 1866023,1 %6,5 %8,2 s
Alberta6 5205924,6 %6,0 %8,5 s
Saskatchewan2 5526023,5 %4,3 %8,4 s
Manitoba1 8606022,7 %5,1 %8,5 s
Nouveau-Brunswick1 8366219,5 %6,9 %7,6 s
Nouvelle-Écosse1 5836121,7 %5,7 %8,2 s
Terre-Neuve-et-Labrador9446219,9 %4,9 %7,6 s
Île-du-Prince-Édouard2096026,3 %10,0 %7,6 s

Le Québec (20,8 % de sites médiocres), le Nouveau-Brunswick (19,5 %) et Terre-Neuve-et-Labrador (19,9 %) affichent les plus faibles parts. L’Alberta (24,6 %) et l’Île-du-Prince-Édouard (26,3 %) les plus élevées, même si les 209 sites de l’Île en font le chiffre le moins certain du tableau. L’Île-du-Prince-Édouard est aussi, curieusement, la seule province où un dixième des sites atteint le seuil d’affichage du contenu principal ; les neuf autres se situent entre 4,3 % et 6,9 %. Les provinces des Prairies comptent le moins de sites rapides : Saskatchewan 4,3 %, Terre-Neuve 4,9 %, Manitoba 5,1 %.

La légère avance du Québec mérite une phrase, car elle sera citée. Les sites québécois sont, à la médiane, un point au-dessus de l’Ontario et trois au-dessus de l’Alberta, et affichent la deuxième plus faible part de sites médiocres au pays. La raison probable n’est pas que les développeurs québécois sont meilleurs, mais qu’une plus grande proportion des sites de PME québécoises ont été construits récemment et en français, par un ensemble plus restreint d’agences et de plateformes locales, ce qui resserre la variance. Quelle qu’en soit la cause, l’avance est mince : les trois quarts des sites québécois échouent toujours au test de vitesse de Google.

Les sites de PME québécoises sont de peu les plus rapides au pays, et les trois quarts échouent quand même au test de vitesse de Google.
CHAPITRE 07

Ville par ville

Dix-neuf villes comptent au moins 500 sites audités. Oshawa, Hamilton et Victoria affichent la plus faible part de sites médiocres ; Vancouver et Toronto, la plus forte. Les deux villes qui abritent les plus grandes industries de conception web au pays ont les sites de PME les plus lents.

Part des sites jugés médiocres, par ville
Villes comptant au moins 500 sites audités, classées
Source : FutureSource, PageSpeed Insights mobile, août 2026. Montréal fusionne les deux graphies du nom.
Tableau
VilleSitesScore médianMédiocresBonsLCP médian
Toronto, ON2 2415927,7 %6,2 %8,7 s
Calgary, AB2 2095925,8 %6,1 %8,7 s
Edmonton, AB2 0135924,1 %6,9 %8,6 s
Ottawa, ON1 7146024,2 %7,3 %8,1 s
Montréal, QC1 6226122,6 %5,6 %8,6 s
Vancouver, BC1 5285828,2 %7,2 %8,9 s
Winnipeg, MB1 3886023,1 %7,0 %8,3 s
Victoria, BC1 3286119,4 %7,0 %8,0 s
London, ON1 1876121,2 %7,3 %8,3 s
Kitchener, ON1 0326123,6 %9,0 %8,2 s
Saskatoon, SK1 0286023,5 %5,4 %8,7 s
Gatineau, QC9696222,1 %8,2 %7,9 s
Halifax, NS9656120,8 %7,4 %8,1 s
Hamilton, ON9616119,1 %9,2 %8,0 s
Mississauga, ON8196024,4 %9,2 %8,0 s
Regina, SK8136025,7 %5,5 %8,4 s
Laval, QC7026022,8 %9,7 %8,2 s
Oshawa, ON6786219,2 %11,8 %7,2 s
Surrey, BC6646121,7 %7,5 %7,9 s

Le motif est réel et il ne tient probablement pas aux agences. Toronto et Vancouver ont les loyers commerciaux les plus élevés au pays et les marchés locaux les plus concurrentiels ; sous cette pression, la petite entreprise est justement celle qui a acheté un gabarit il y a cinq ans et n’y a plus touché. Les villes de taille moyenne — Oshawa, Hamilton, Victoria, London, Halifax — se trouvent à l’autre bout, avec des parts médiocres autour du cinquième et les plus fortes proportions de bons sites au pays : le 11,8 % vert d’Oshawa est le meilleur chiffre du tableau.

Le tableau compte 1 622 sites pour Montréal même, parce que beaucoup d’entreprises de l’île inscrivent un arrondissement ou une municipalité reconstituée comme ville. Les regrouper donne une lecture plus juste. L’île de Montréal, 4 244 sites, affiche une médiane de 61, une part médiocre de 22,4 % et une part bonne de 8,9 %. Les banlieues hors île, 2 950 sites de Laval à Vaudreuil-Dorion, font légèrement mieux sur chaque mesure : médiane 62, 20,3 % médiocres, 10,5 % bons. Québec et Lévis, 1 096 sites, affichent la plus faible part médiocre de tous les grands marchés canadiens, à 19,7 %. Ottawa–Gatineau, 2 696 sites de part et d’autre de la rivière, se situe à 23,3 % et détient la plus faible proportion régionale d’affichages rapides, 5,2 %.

Toronto et Vancouver, qui abritent les plus grandes industries de conception web au pays, comptent la plus forte part de sites de PME lents parmi les grandes villes canadiennes.

Le Grand Montréal, sur une base plus large

Secteur géographiqueSitesScore médianMédiocresBonsLCP bon
Île de Montréal4 2446122,4 %8,9 %7,1 %
Banlieues hors île2 9506220,3 %10,5 %7,8 %
Ottawa–Gatineau2 6966123,3 %7,6 %5,2 %
Ville de Québec et Lévis1 0966219,7 %8,3 %6,2 %
CHAPITRE 08

Secteur par secteur

C’est par secteur que l’échantillon s’étale enfin. Électriciens, comptables et plombiers ont les sites les plus rapides au Canada ; l’immobilier, l’assurance, le courtage hypothécaire et le conditionnement physique, les plus lents. Les secteurs qui vendent par l’image le paient en temps de chargement.

Score de performance mobile médian, secteurs les plus rapides et les plus lents
Secteurs comptant au moins 300 sites canadiens audités ; huit de chaque extrémité sur 47
Source : FutureSource, PageSpeed Insights mobile, août 2026. Le tableau des 47 secteurs se trouve plus bas.
Tableau
SecteurSitesScore médianMédiocres
Électricité1 8896512,8 %
Comptabilité1 8086415,0 %
Plomberie1 6566418,1 %
Rénovation1 6036416,5 %
Peinture1 0266417,8 %
Salon d’ongles5676417,6 %
Services juridiques2 2666316,7 %
Aménagement paysager1 9226316,9 %
Courtage hypothécaire1 0635828,5 %
Mariage3875830,5 %
Fleuriste3335826,4 %
Esthétique automobile3305829,4 %
Gestion immobilière3185824,8 %
Assurance1 6655729,7 %
Médecine esthétique3865729,3 %
Immobilier3325439,5 %

Quarante-sept secteurs comptent au moins 300 sites audités. Leurs scores médians vont de 65 à 54, et leurs parts médiocres de 12,8 % à 39,5 % — un écart trois fois plus large que tout ce qu’ont produit les provinces ou les villes. Le haut du classement est occupé par les métiers et les professions : Électricité (médiane 65, 12,8 % médiocres), Comptabilité (64, 15,0 %), Plomberie, Rénovation et Peinture (64 chacun). Ce sont des entreprises dont le site est construit pour faire une seule chose — provoquer un appel — et qui restent légers : un titre, une liste de services, un numéro.

Le bas du classement est occupé par les secteurs qui vendent par l’image et par des modules tiers. L’Immobilier affiche les pires chiffres du rapport : médiane de 54, 39,5 % de sites médiocres, et un affichage médian du contenu principal à 10,6 secondes, produit des flux d’inscriptions, des cartes intégrées et de la photographie pleine largeur. L’Assurance (57, 29,7 %) et le Courtage hypothécaire (58, 28,5 %) portent des calculateurs de soumission et des formulaires. Le Conditionnement physique (58, 30,7 %), la Médecine esthétique (57), le Mariage (58) et la Restauration (59) vendent une atmosphère, et l’atmosphère est lourde : restaurants et photographes affichent tous deux une médiane près de dix secondes.

Le milieu du tableau est occupé par les grandes professions de la santé, et elles méritent l’attention par leur nombre. La Dentisterie (2 720 sites), la Médecine vétérinaire (1 546), la Physiothérapie (1 438) et l’Optométrie (1 416) affichent toutes une médiane de 60, une part médiocre entre 24 % et 28 %, et les plus faibles proportions de sites rapides du rapport — entre 4,6 % et 7,5 % dans la bande verte. Le site d’une clinique dentaire est presque toujours construit par l’un d’une poignée de fournisseurs spécialisés sur un gabarit partagé, et les chiffres disent que ces gabarits sont uniformément moyens.

Le site d’un plombier canadien est, en moyenne, plus rapide que celui d’un courtier immobilier. Les secteurs qui vendent par l’image le paient en temps de chargement.
CHAPITRE 09

Le client peut-il les joindre ?

La vitesse ne vaut d’être mesurée que sur une page qui mène quelque part. L’audit a aussi consigné ce que chaque page d’accueil offre au visiteur qui veut entrer en contact : un numéro de téléphone presque toujours, une adresse courriel deux fois sur trois, et un lien vers un profil social un peu plus d’une fois sur deux.

Ce qu’offre une page d’accueil au visiteur qui veut joindre l’entreprise
Part des 57 897 pages d’accueil portant chaque moyen de contact
Source : exploration par FutureSource de la page d’accueil de chaque entreprise, août 2026. Un profil qui existe sans être lié compte comme absent.
Tableau
Trouvé sur la page d’accueilPart
Numéro de téléphone91,8 %
Adresse courriel63,1 %
Lien vers Facebook48,9 %
Lien vers Instagram40,5 %
Lien vers LinkedIn16,2 %
Lien vers YouTube12,5 %
Lien vers TikTok4,6 %
Aucun profil social lié42,4 %

Le numéro de téléphone est la seule chose que la PME canadienne réussit presque universellement : 91,8 % des pages d’accueil en portent un. Une adresse courriel figure sur 63,1 %, et quand il y en a une, 53,3 % sont une boîte générique — info@, contact@, bonjour@ — plutôt qu’une personne. Ce n’est pas une erreur, mais c’est l’adresse la plus susceptible d’être consultée une fois par semaine plutôt qu’une fois par heure, et celle à laquelle un client écrira le moins volontiers une deuxième fois.

Les chiffres sociaux décrivent où la PME canadienne habite réellement en ligne. Facebook est lié depuis 48,9 % des sites et Instagram depuis 40,5 % ; LinkedIn, à 16,2 %, arrive loin derrière et se limite surtout aux professions. YouTube (12,5 %) et TikTok (4,6 %) se remarquent à peine. Et 42,4 % des pages d’accueil ne lient aucun profil — ce qui, mis à côté du constat du chapitre 1 voulant qu’un cinquième des entreprises utilisent une page Facebook comme site web, décrit deux populations qui se recoupent à peine : celles qui sont sur les réseaux sociaux au lieu du web, et celles qui sont sur le web et nulle part ailleurs.

Quatre sites de PME canadiennes sur dix ne lient aucun profil social, et un sur trois ne publie aucune adresse courriel.
CHAPITRE 10

Le Canada et les États-Unis

Le même audit a porté sur 76 748 pages d’accueil de PME américaines pendant les mêmes semaines. Les sites canadiens font un peu mieux au score et un peu moins bien à l’affichage du contenu principal ; l’écart frappant porte sur ce que le « site web » listé se révèle être.

Le Canada et les États-Unis, côte à côte
Part des sites ; Canada n = 57 897, États-Unis n = 76 748
CanadaÉtats-Unis
Source : FutureSource, PageSpeed Insights mobile, août 2026. Les deux dernières mesures portent sur les adresses listées, non sur les sites audités.
Tableau
MesureCanadaÉtats-Unis
Sites audités57 89776 748
Score mobile médian6159
LCP médian8,2 s8,3 s
Score sous 50 (médiocre)23,0 %27,4 %
Score de 90 ou plus (bon)8,1 %10,0 %
Contenu principal en 2,5 s ou moins6,4 %8,2 %
L’adresse listée est une page d’annuaire18,3 %34,4 %
L’adresse listée est hors service13,0 %5,5 %

Sur les chiffres qui décrivent un vrai site, les deux pays sont proches. Le score médian canadien est de 61 contre 59 aux États-Unis. Les États-Unis comptent plus de sites aux deux extrémités — plus de médiocres (27,4 % contre 23,0 %) et plus de bons (10,0 % contre 8,1 %) — et plus de sites atteignant le seuil d’affichage (8,2 % contre 6,4 %). Le Canada se masse au centre. Les scores SEO médians sont identiques, à 92.

Les fiches diffèrent bien plus que les sites. Un tiers des adresses américaines listées (34,4 %) pointent vers une page d’annuaire ou de plateforme, contre un cinquième au Canada, tandis que les adresses canadiennes listées sont plus de deux fois plus souvent hors service (13,0 % contre 5,5 %). Une part de l’écart tient à la composition des sources : l’échantillon américain provient davantage de balayages de résultats de recherche, qui par construction trouvent des sites vivants, et l’échantillon canadien de fiches d’annuaires, qui conservent des adresses longtemps après la disparition des sites. Le rapport signale l’écart sans y lire une différence culturelle.

Les plus grands États américains ressemblent aux provinces canadiennes : une bande étroite. Le Texas (12 119 sites), la Californie (10 176), la Floride (8 235) et la Pennsylvanie (4 515) affichent tous une médiane de 60 et des parts médiocres entre 25,0 % et 26,8 %. New York (59, 28,1 %), l’Illinois (58, 29,3 %) et le Colorado (58, 30,0 %) se situent un peu en dessous. Rien dans la géographie de l’un ou l’autre pays ne pèse autant que le secteur.

Les États-Unis comptent plus de sites de PME rapides et plus de lents ; le Canada se masse au centre.
CHAPITRE 11

Ce qu’un propriétaire d’entreprise devrait en faire

L’essentiel de ce que mesure ce rapport peut être corrigé par celui qui a construit le site, en une journée de travail, sans changer un mot ni une image. Voici la version courte de ce qu’il faut demander.

D’abord, faites le test vous-même

PageSpeed Insights de Google est gratuit et ne demande qu’une adresse web. Testez la page d’accueil en mode mobile. Si le score de performance dépasse 90 et que le Largest Contentful Paint est sous 2,5 secondes, le site figure dans le premier 6 % de ce rapport et ce chapitre ne s’applique pas. Si le score est sous 50, le site est dans le dernier quart et chacun des points ci-dessous s’applique presque certainement.

Ensuite, demandez ces cinq choses, dans cet ordre

  1. Les images. Chaque image redimensionnée à la plus grande taille où elle est affichée, enregistrée dans un format moderne (WebP ou AVIF), avec sa largeur et sa hauteur déclarées dans la page. Cela règle les deux vérifications d’images qu’échouent 40 % et 23 % des sites, et c’est habituellement le plus grand gain.
  2. La mise en cache. Le serveur configuré pour laisser les navigateurs conserver les fichiers un an. C’est un réglage, il ne coûte rien, et 42 % des sites ne l’ont pas fait.
  3. Les polices. Les polices web réglées pour afficher le texte immédiatement dans une police de repli pendant que la vraie se charge, et le nombre de polices ramené à deux. Un quart des sites laissent le texte invisible en attendant la police.
  4. Le code inutilisé. Les modules optionnels du thème ou du constructeur désactivés, et toute extension que le site n’utilise plus retirée. Deux cinquièmes des sites livrent du code qui ne s’exécute jamais.
  5. Les redirections. L’adresse sur la fiche, celle sur la carte d’affaires et celle à laquelle le site répond rendues identiques, avec au plus une redirection. Un cinquième des sites font rebondir le visiteur deux ou trois fois avant que la page commence.

Et les trois questions à poser à celui qui l’a construit

  • Le site est-il en HTTPS, et l’adresse http:// y redirige-t-elle ?
  • A-t-il une fenêtre d’affichage mobile, ou est-ce une page d’ordinateur rétrécie ?
  • Quel score la page d’accueil obtient-elle aujourd’hui sur PageSpeed Insights, et quel score aura-t-elle une fois le travail terminé ?

Si la réponse à la troisième question est un haussement d’épaules, le site est entre les mauvaises mains.

Les 47 secteurs

Secteurs comptant au moins 300 sites canadiens audités, triés par score de performance mobile médian.

SecteurSitesScore médianMédiocresBonsLCP médianSEO sous 80
Électricité1 8896512,8 %12,3 %7,3 s10,7 %
Comptabilité1 8086415,0 %12,5 %6,9 s10,2 %
Plomberie1 6566418,1 %11,6 %7,0 s9,9 %
Rénovation1 6036416,5 %11,0 %7,4 s11,4 %
Peinture1 0266417,8 %10,9 %7,2 s11,4 %
Salon d’ongles5676417,6 %12,2 %7,3 s12,2 %
Services juridiques2 2666316,7 %10,5 %7,3 s8,8 %
Aménagement paysager1 9226316,9 %9,1 %8,2 s10,9 %
Toiture1 6156317,0 %10,0 %7,6 s9,0 %
Garderie1 1096315,9 %10,2 %7,7 s13,4 %
Traiteur8086318,8 %11,3 %8,3 s11,3 %
TI et services gérés3206326,3 %10,6 %6,8 s2,8 %
CVC1 6186220,1 %10,4 %7,8 s9,3 %
Salon de coiffure1 1626221,6 %11,4 %7,6 s14,2 %
Arts martiaux8576221,1 %10,0 %7,5 s10,6 %
Portes de garage8126221,4 %8,6 %7,5 s8,1 %
Clôtures7276218,6 %9,4 %8,6 s8,0 %
Réparation automobile4036220,3 %7,2 %8,0 s5,2 %
Imperméabilisation3546219,5 %8,8 %7,5 s6,8 %
Chiropratique1 6576118,1 %7,8 %8,3 s8,2 %
Boulangerie8376123,1 %7,6 %8,8 s9,9 %
Barbier6196125,2 %10,3 %8,2 s9,4 %
Dentisterie2 7206024,9 %6,7 %8,0 s7,1 %
Médecine vétérinaire1 5466023,7 %4,6 %8,8 s8,7 %
Physiothérapie1 4386025,5 %7,5 %8,2 s9,4 %
Optométrie1 4166027,5 %5,4 %8,0 s9,2 %
Ameublement9216028,2 %10,0 %8,6 s8,5 %
Immigration5936024,8 %9,4 %7,9 s12,6 %
Service de nettoyage4406020,7 %5,9 %8,3 s3,9 %
Revêtements de sol3256025,2 %7,7 %8,3 s6,5 %
Spa1 1695927,4 %7,8 %8,8 s11,5 %
Restaurant1 1525925,8 %5,6 %10,0 s10,3 %
École de conduite7615927,1 %10,2 %7,9 s10,4 %
Yoga4775928,1 %11,3 %8,5 s9,0 %
Photographie3975922,9 %4,5 %9,9 s2,5 %
Psychothérapie3585924,6 %3,4 %9,7 s2,2 %
Agence de marketing3535925,2 %7,6 %8,2 s6,2 %
Studio de danse3145923,6 %4,1 %9,9 s7,3 %
Conditionnement physique1 0725830,7 %8,0 %8,9 s13,0 %
Courtage hypothécaire1 0635828,5 %8,7 %8,4 s16,4 %
Mariage3875830,5 %9,0 %9,5 s8,0 %
Fleuriste3335826,4 %4,8 %8,4 s1,8 %
Esthétique automobile3305829,4 %7,0 %8,4 s4,2 %
Gestion immobilière3185824,8 %4,4 %9,2 s7,5 %
Assurance1 6655729,7 %7,1 %8,3 s10,5 %
Médecine esthétique3865729,3 %6,2 %9,7 s4,1 %
Immobilier3325439,5 %3,9 %10,6 s8,1 %
ANNEXE A

Méthodologie et données

Population
146 074 fiches d’entreprises canadiennes réunies par FutureSource entre juillet et août 2026 à partir de sources publiques : 116 916 des Pages Jaunes Canada, 26 796 de résultats de recherche Google par secteur et par ville, 2 346 de Google Maps, et un reliquat. Il s’agit d’un vaste échantillon de commodité de petites et moyennes entreprises de services réparties sur environ quatre-vingts secteurs, et non d’un recensement ; il surreprésente les secteurs où FutureSource travaille : métiers, cliniques, cabinets professionnels et commerce de détail local. À citer comme « PME canadiennes tirées de fiches publiques », jamais comme « toutes les entreprises canadiennes ».
État du site
85 714 fiches (58,7 %) indiquaient un site. Chaque adresse a été classée avant l’audit : site propre (56 764), page d’annuaire ou de plateforme (15 668 — toute adresse hébergée sur un domaine que l’entreprise ne contrôle pas, selon une liste fixe d’annuaires, de places de marché, de réseaux sociaux et de plateformes de réservation ; 98,0 % des cas canadiens étaient facebook.com), hors service (11 139 — aucune réponse, échec DNS ou domaine stationné), et 2 143 non classées ou expirées. Les vitrines de plateformes de réservation (Vagaro, Booksy, Fresha, Mindbody) ne sont volontairement pas comptées comme pages d’annuaire, puisque l’entreprise construit elle-même cette page.
Audit
57 897 pages d’accueil de sites propres mesurées avec Google PageSpeed Insights (Lighthouse) entre le 8 et le 30 août 2026, profil mobile, une exécution chacune, depuis une infrastructure canadienne. Consigné par site : score de performance, score SEO, Largest Contentful Paint et jusqu’à dix vérifications échouées. Le profil ordinateur n’a pas été exécuté. Les 76 748 sites américains du chapitre 10 ont été audités de la même façon durant les mêmes semaines.
Seuils
Ceux de Google. Scores de performance et SEO : 0-49 médiocre, 50-89 à améliorer, 90-100 bon. LCP : 2,5 s ou moins bon, 2,5-4 s à améliorer, plus de 4 s médiocre.
Découpages
La province et la ville proviennent de l’adresse de la fiche après normalisation vers les codes ISO ; les deux graphies de Montréal sont fusionnées. Le secteur est la catégorie canonique de FutureSource, attribuée à partir de la catégorie de la fiche. Les tableaux ne présentent que les groupes comptant au moins 200 (province), 500 (ville) ou 300 (secteur) sites audités.
Joignabilité
Les numéros, adresses courriel et liens sociaux ont été lus sur la page d’accueil de chaque entreprise par un robot en août 2026. Un profil qui existe mais n’est pas lié depuis la page d’accueil compte comme absent ; une boîte générique est toute adresse dont la partie locale est info, contact, hello, admin, office, sales, support, reception ou bonjour.
Confidentialité
Tous les chiffres sont agrégés. Aucune entreprise n’est nommée, aucune adresse n’est imprimée, et aucune cellule de moins de 200 sites n’est publiée. Les résultats individuels ne sont accessibles qu’à l’entreprise concernée.

Limites

  • Laboratoire, pas terrain. Le LCP et le score de performance sont mesurés sur un téléphone de milieu de gamme simulé, sur une connexion bridée : le profil mobile standard de Lighthouse. Les temps réels des visiteurs sont généralement plus courts. Les comparaisons entre groupes sont justes ; les secondes absolues sont un point de repère.
  • Une page d’accueil, une exécution. Les scores Lighthouse varient de quelques points d’une exécution à l’autre. Les médianes sur des milliers de sites sont stables ; le chiffre d’un site isolé ne l’est pas, ce qui est une des raisons pour lesquelles aucun n’est publié.
  • « Aucun site » signifie aucun site dans la fiche. Le chiffre de 41,3 % est un plafond de l’absence, non un décompte.
  • La liste des vérifications échouées est plafonnée à dix par site, si bien que le tableau de fréquence décrit les échecs les plus significatifs, non la totalité.
  • La composition des sources diffère entre les pays. L’échantillon américain provient davantage de résultats de recherche et moins d’annuaires que l’échantillon canadien, ce qui explique probablement l’essentiel de l’écart du chapitre 10 sur les annuaires et les sites hors service.
  • Non mesurés : la performance sur ordinateur, les positions de recherche, la publicité, les avis, les pages internes et l’accessibilité au-delà de ce que couvrent les vérifications SEO. Chacun ferait l’objet d’une étude distincte.

Le regroupement du Grand Montréal au chapitre 7 utilise les noms de villes suivants, tels qu’ils apparaissent dans les fiches. Île : Montréal, Montreal, Lachine, Pointe-aux-Trembles, LaSalle, Pierrefonds, Saint-Léonard, Rivière-des-Prairies, Verdun, Saint-Laurent, Montréal-Nord, Dollard-des-Ormeaux, Pointe-Claire, Westmount, Dorval, Kirkland, Mont-Royal, Anjou, Outremont, Côte-Saint-Luc, Hampstead, Beaconsfield, Sainte-Anne-de-Bellevue, Baie-D’Urfé, Senneville, Montréal-Est, Montréal-Ouest. Hors île : Laval, Longueuil, Brossard, Terrebonne, Repentigny, Châteauguay, Blainville, Vaudreuil-Dorion, Saint-Jérôme, Mirabel, Boisbriand, Saint-Eustache, Saint-Hubert, Sainte-Julie, Boucherville, Saint-Lambert, Candiac, La Prairie, Mascouche, Sainte-Thérèse, Rosemère, Deux-Montagnes, Saint-Constant, Delson, Varennes, Chambly, Beloeil, Saint-Bruno-de-Montarville, Pincourt, L’Île-Perrot, Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, Vaudreuil, Hudson, Saint-Lazare.

Comment citer

FutureSource (2026). L’état des sites web des PME au Canada, 2026. Première édition, septembre 2026. Montréal : FutureSource.

Les chiffres et les graphiques peuvent être reproduits avec mention de la source et un lien vers cette page.

Questions fréquentes

À quelle vitesse un site de PME devrait-il se charger ?

Le seuil de Google veut que le plus grand élément à l’écran apparaisse en 2,5 secondes ou moins sur un téléphone. Dans cette étude de 57 897 pages d’accueil de PME canadiennes, 6,4 % l’atteignaient et la médiane s’établissait à 8,2 secondes sur la connexion mobile simulée de Lighthouse.

Qu’est-ce qu’un bon score PageSpeed pour une PME ?

Google qualifie de bon un score de 90 à 100, à améliorer de 50 à 89, et médiocre sous 50. Chez les PME canadiennes, le score mobile médian est de 61, seulement 8,1 % atteignent 90 ou plus, et 23,0 % obtiennent moins de 50.

Combien de PME canadiennes ont un site web ?

Sur 146 074 fiches d’entreprises canadiennes examinées, 58,7 % indiquaient une adresse web. Mais parmi celles-ci, 18,3 % pointaient vers une page que l’entreprise ne possède pas — 98 % étant des pages Facebook — et 13,0 % ne répondaient plus du tout.

Quels secteurs ont les sites les plus lents ?

L’immobilier affiche les pires chiffres de l’étude : score mobile médian de 54, 39,5 % des sites dans la bande médiocre de Google, et un affichage médian du contenu principal à 10,6 secondes. L’assurance, le courtage hypothécaire, le conditionnement physique et la médecine esthétique suivent. Les électriciens (médiane 65), les comptables et les plombiers (64) ont les plus rapides.

Les sites au Québec sont-ils plus rapides ou plus lents qu’ailleurs au Canada ?

Légèrement plus rapides. Le score mobile médian du Québec est de 62, contre 61 en Ontario et 59 en Alberta, et la province affiche la deuxième plus faible part de sites médiocres au pays, à 20,8 %. L’écart entre provinces est mince : toutes les médianes se situent entre 59 et 62.

À propos de cette recherche

FutureSource est une agence de conception web et de marketing numérique établie à Montréal, au service de petites et moyennes entreprises partout au Canada et aux États-Unis, en français et en anglais. Les données d’audit de ce rapport ont été recueillies dans le cadre du rapport de santé de site web gratuit que l’agence offre à toute entreprise qui le demande. Il s’agit de la première édition d’une série annuelle ; la deuxième rapportera ce qui aura bougé.

Questions sur les données, demandes de découpage provincial, urbain ou sectoriel non publié ici, et corrections : hello@futuresource.ca

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